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L’âme agit des mots

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Bienvenue dans ma bulle de mots. Des mots à maux, parfois sans mot dire, toujours sans maudire. Une bulle virtuelle parmi des milliards d’autres. Oui mais voilà, celle bulle-là, c’est la mienne. Autant dire que c’est aussi la vôtre tant les façades appartiennent d’abord à ceux qui les regardent. Alors merci pour cette visite, chez moi, chez vous, chez nous. Mon site vous parle de littérature, celle que je lis, mais également celle que les autres lisent. À commencer par tous les chroniqueurs et chroniqueuses qui ont eu la bonté d’âme de lire mon premier roman — Les mots d’Owen — et de lui rendre hommage de la plus belle des manières : avec des mots. Leurs mots. “Encore des mots, toujours des mots (…) ”, on se croirait dans une chanson de Dalida. C’est aussi cela la magie des mots : pouvoir vous téléporter dans un autre espace-temps, aussi vite que les battements d’ailes d’un colibri. Ces mots-là qui ne m’appartiennent pas et qui parlent d’Owen, héros bien malgré lui de mon roman, se trouvent dans la rubrique LECTEURS. Il peut s’agir de chroniques littéraires publiées sur des blogs, des avis de lecture, d’articles de presse, d’un podcast d’une émission littéraire, ou simplement d’une photo d’une éloquence à pierre fendre. La plupart peuvent se retrouver sur mes réseaux sociaux immédiatement accessibles dans les petites bulles du bandeau d’accueil. Par exemple, sur Instagram, il suffit de suivre #gillesvoirinauteur ou encore #lesmotsdowen pour accéder immédiatement à tous les posts consacrés à Owen, y compris ceux de mon propre compte.

Il y a les mots qui disent les maux et il y a également des images qui peuvent en moins d’une minute offrir une idée plus visuelle de ce que sont Les mots d’Owen. Un book-trailer, comme l’on s’autorise à dire dans les milieux qui s’autorisent à penser (Coluche).

Je vous parlerai de mes romans, bien sûr : de leur actualité, et de leurs possibles et devenirs. Parfois suspendus dans des parenthèses de temps immobiles, parfois tourbillonnants dans des spirales médiatiques, événementielles ou éditoriales. Selon mon inspiration, je partagerai avec vous des articles qui seront et feront mon ACTUALITE, à mon humble niveau. Un niveau qui est tout sauf un « niveau » supposé mettre la bulle parfaitement là où elle doit être, symbole d’une normalité aliénante dans une société gérée, qu’on le veuille ou non, par des algorithmes métalliques et implacables. Les articles de mon actualité ne suivront qu’une règle très stricte, à laquelle il me sera impossible de déroger : ne pas avoir de règle. Me laisser écrire comme je me laisse respirer, dernier bastion d’une liberté assiégée par une existence qui presse, aseptisée dans les compresses. Celles du marketing, de ce qu’il faut écrire pour être lu, quitte à rester coincé éternellement dans une enfance figée, tel un banc de marbre condamné à voir la vie des autres défiler. Vous savez, comme dans ces contes pour adultes nostalgiques, qui vendent en masse de jolies histoires qui dégoulinent de bons sentiments et de prescriptions de vie, avec des personnages aussi caricaturaux que prévisibles. Le mot dictionnaire devient alors un mot inconnu tant le vocabulaire est simple et qu’il n’est point besoin de chercher le moindre mot. Le terme littérature lui-même peut se retrouver coincé dans une crise existentielle, avec une quête de l’esthétique de la plume (au cœur même du concept de littérature… dans le dictionnaire précisément) sacrifiée sur l’autel des émotions bon marché. Une petite larme par ci, une autre par là, tout est bien qui finit bien. On peut dormir tranquille et faire de beaux rêves.

Que demander de plus ?

Tout, justement. Ce que j’écris s’inscrit radicalement à l’opposé de cette « littérature anxiolytique » pour reprendre l’expression d’Owen : il faut parfois se poser et prendre le temps de réfléchir sur une idée, une phrase, un mot, un point-virgule. Comble de la torture, si c’est un mot rare, il faudra peut-être dépoussiérer un dictionnaire, fût-il virtuel. Non pas que ma prose soit à ériger en apophtegme, loin de là. C’est simplement pour comprendre, ne pas rester perclus de doutes, et continuer à fréquenter les personnages romanesques avec alacrité. « Il en faut pour tous les goûts », phrase banale et répétée à l’envi, dès lors que les points de vue divergent. Eh bien oui, je veux bien emprunter cette phrase banale, simplement pour dire que je n’ai pas envie d’écrire de jolies histoires qui débordent d’amour (toujours impossible au début et super possible à la fin) et d’amitié (entre un jeune homme sympathique et une vieille dame tellement attachante si possible). Inutile de tergiverser, le feel-good et moi sommes incompatibles. Bienvenue dans la vraie vie, celle dans laquelle de vraies personnes peuvent souffrir, se poser des questions plus profondes qu’un nid de poule sur une route de campagne, et aussi mourir. Parce que vous savez quoi ? Dans la vraie vie, tout le monde meurt. Désolé, ce n’est pas moi qui ai fixé les règles de la vie et encore moins celles de la mort. D’autant que l’on peut aussi mourir un peu tous les jours : de solitude, d’ennui, de chagrin, de peur, de mauvais alcool, d’indifférence ou à l’inverse de différence. 

La rubrique CONTACT, sans aucune surprise ni subtilité, permet précisément de communiquer avec moi, et tout particulièrement sur mes livres, mes billets d’Actualité, ou sur tel ou tel thème de la vraie vie. Je rends ici un hommage sincère et ému à Georges Wolinski : « À quoi ça sert d’être connecté à la Terre, si on n’a rien à se dire ? ».

Pour les autres rubriques, je suis sûr que vous vous en sortirez très bien sans prolégomènes ni apostilles. Vous me le direz, à l’occasion…

Billet d’humeur. Parce que j’aime écrire sans limites et sans format. Ecrire un mot, une phrase, un roman et pourquoi pas des billets d’humeur hebdomadaires pour dégourdir ma plume. Chaque mercredi à 9 heures précises, je publie mon “billet d’humeur” dans une rubrique du blog Agora de Nombre7 Éditions qui m’est totalement dédiée : Le Monde selon Owen en hommage au Monde selon Garp. Chaque billet se lit rapidement, une ou deux minutes à peine. C’est court, c’est parfois rugueux, impertinent, iconoclaste, mais toujours authentique. Un espace de liberté pour me projeter sur le papier dans ma vérité nue. Qu’y-a-t’il de plus intime que l’écriture comme l’a écrit F.M. Martinet (jeune poète de talent – Les Rêves Éclos), “dernier métier manuel” selon Michel Serres ? Tous mes billets d’humeur sont donc disponibles sans limite de temps, et vous pouvez chaque mercredi, le jour de Mercure, planète la plus proche du soleil, à 9 heures, me lire et plonger dans le Monde selon Owen, pour vous rafraîchir les idées ailleurs que dans un bain de normalité. Il suffit de cliquer ci-dessous.

<><><> Le Monde selon Owen <><><>

Enfin, je tiens à remercier ici, M. Gilles Arnoult, Directeur des Éditions NomBre7, d’avoir cru en ma prose et de m’avoir offert l’immense privilège d’être édité par un vrai éditeur, et non un marchand de rêves, frère siamois d’un marchand de sommeil. Vous savez, ce type qui vous propose à un prix prohibitif un taudis dans lequel il est précisément impossible de trouver le sommeil.

“L’oubli est passé devant moi comme une insulte qu’on ne dit pas.”
Gilles Voirin – Les mots d’Owen – 380 pages, Éditions NomBre7, 2020.