Auteur

Qui suis-je ?

____________________________

Ne comptez pas sur moi pour vous balancer un curriculum vitae en “bonnet de forme” comme peuvent le dire parfois mes étudiants. Premier indice donc : je suis professeur. J’avoue. Professeur agrégé dans l’enseignement supérieur plus précisément. Les matières que j’enseigne m’importent peu. C’est la transmission du savoir et le bonheur de permettre à mes étudiants de cheminer vers leurs projets de carrière, et donc la construction de leur vie, qui m’animent. Par ailleurs, je suis passionné par la langue et l’écriture chinoises. Le Mandarin est ma langue de coeur. Je l’écris, je la lis, je la parle, je la traduis, je la vis, je sens chaque trait de chaque caractère chinois glisser entre mes doigts, avec un plaisir charnel de chaque instant. Voilà pourquoi vous ne serez pas surpris de lire quelques passages en chinois dans mes romans (traduits dans la langue de Molière, rassurez-vous). Mes centres d’intérêt sont pluriels et hormis la littérature, j’ai également fait des études très spécifiques en psychocriminologie, formé par deux des plus grands experts en France : Florient Gathérias et Emma Oliveira-Christiaen. Ce sont deux experts en “profilage” (qui travaillent avec la police judiciaire) pour reprendre un mot à la mode, et auteurs de l’excellent livre Psychologues du crime. Je pourrais vous parler de moi pendant des heures, dans une sorte de catharsis égocentrique, mais je ne pense pas que ça intéresse grand monde. En tout cas, moi, ça me branche pas du tout, tant je préfère de très loin que l’on se penche sur mes livres plutôt que sur ma modeste personne. Enfin, last but not least, je suis antispéciste : j’ai un respect inconditionnel pour le monde animal, dont nous faisons partie, nous, pauvres humains.

Interview – Gilles Voirin

_______________________________________________________

Réalisée par Stéphanie, @passions_lecture sur Instagram, que je remercie chaleureusement.

Qui êtes-vous réellement ?

Flaubert disait : « Madame Bovary, c’est moi ». Pour le parodier, je dirais « Owen, c’est moi». Ni plus, ni moins, plus ou moins.

D’où venez-vous ?

Très bonne question, je vous remercie de me l’avoir posée. La réponse est : je ne sais pas. Il y a trop d’inconnues dans l’équation de ma vie pour savoir d’où je viens. Probablement de la planète Terre, même si, comme Owen, je me dis souvent : « Vivement que la Terre ferme, j’irai ailleurs ».

Depuis combien de temps écrivez-vous ?

Depuis toujours. Depuis tout petit. Une légende de la famille que je n’ai jamais eue raconte même que je savais écrire avant de savoir parler. J’ai toujours écrit, comme d’autres aiment taper dans un ballon ou se descendre des pots de Nutella. Ma came à moi, ce sont les mots.

Quel a été votre leitmotiv pour ce roman ?

Il est simple : me laisser écrire comme je me laisse respirer. Voilà pourquoi je l’ai écrit en 15 jours (+ 1 semaine de corrections, relecture). Commencé à Katmandou, terminé à Paris. Mon leitmotiv était justement de ne pas en avoir, pour pouvoir me laisser porter par une autre forme d’intelligence, plus viscérale : celle de la non-pensée.

Comment Owen est venu à vous, ou vous à lui ?

On a chacun fait un bout de chemin et on s’est rencontré à un carrefour, celui qui te dit : « Hey mec, on vit qu’une fois, alors t’attends quoi ? ».

Le petit Gustave fait-il partie de votre vie actuelle ?

Oui, il est ma plus belle raison de me lever chaque matin. Il ne fait pas simplement partie de ma vie, il est ma vie.

Êtes-vous autant lecteur qu’auteur ?

Oui, mais jamais en même temps. Lorsque j’écris un livre (je suis en train d’écrire mon troisième roman), je ne lis pas pour ne pas prendre le risque d’absorber malgré moi le style ou des fragments de dramaturgie de ce que je suis en train de lire. En ce moment, je suis donc plutôt abstinent en matière de lecture. À l’inverse avant 2008, j’étais clairement boulimique de livres.

Avez-vous un lieu préféré ?

Non, je ne suis pas très attaché aux lieux. Je suis plutôt attaché aux animaux (autres que les humains, bien entendu), aux émotions, aux livres, à mon stylo plume, aux mots, aux chips au vinaigre… Bref, à beaucoup de choses, mais pas spécialement à des lieux. Je peux être très heureux sur un banc dans la rue et d’une tristesse abyssale dans un décor de rêve.

Qu’avez-vous envie de dire à vos lecteurs et futurs lecteurs ?

À mes lecteurs : MERCI d’avoir pris le temps de me lire et d’avoir accueilli Owen malgré son accoutrement parfois ridicule (pantalons à pattes d’éléphant) et ses goûts musicaux ringards.

À mes futurs lecteurs : si vous aimez les romans feel-good qui dégoulinent de bons sentiments avec une vie en rose, ne perdez pas votre temps et votre argent, Owen vous décevra malgré lui.

Vie des auteurs – Olivia Mahieu

_____________________________________________________________

“Gilles Voirin nous livre une pépite”
Article complet en cliquant sur l’image.